Question 48 année 2013

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Question 48 année 2013

Message par anthony.moulin le Mer 15 Jan - 20:02

Question 48
Question n°48 : Analysez le rôle des banques centrales dans la lutte contre l’inflation
Introduction :
La Banque Centrale d’un Etat est une institution chargée par un pays ou un ensemble de pays (cas de l’Europe – Eurozone) de superviser la création monétaire, la politique monétaire et le bon fonctionnement des banques au niveau de leur solvabilité et du respect des règlementations. Cette institution peut être indépendante comme la BCE ou liée aux autorités publiques comme la FED. On s’intéresse ici au rôle joué par les banques centrales dans la lutte contre l’inflation. Nous verrons tout d’abord que l’objectif principal des banques centrales est la maîtrise de l’inflation puis que cet objectif poursuivi est difficile à mener.
I / La maîtrise de l’inflation, une nécessité pour les banques centrales
La stabilité des prix est l’objectif principal des banques centrales. Celles – ci agissent sur le financement des établissements de crédit, et sur la liquidité bancaire et imposent des contraintes réglementaires du fait de leur rôle important dans l’intermédiation financière.
A Les différents types d’inflation
o Inflation par la demande (Excès de la demande ou insuffisance de l’offre)
Une demande plus forte que l’offre s’expliquant soit par une modification de la consommation ou un déséquilibre entre l’offre et la demande provoquée par un plein emploi du facteur travail et production (demande excessive au regard d’une offre trop faible, production trop faible : principe de la rareté.
o Inflation par les coûts
Une augmentation des coûts de productivité ou des salaires (spirale inflationniste). Face à cela, les entreprises sont dans l’obligation de répercuter cette augmentation par une hausse des prix.
o Inflation par les structures
Une disparité entre distribution de revenus et salaires. Le pouvoir d’achat est déconnecté des gains réalisés è inflation et chômage peuvent coexister. Les sociétés monopolistiques sont libres dans leurs conditions tarifaires (grandes sociétés, entreprises publiques en situation de monopole s’affranchissent de la concurrence pour fixer les prix)
B Les instruments des banques centrales pour lutter contre l’inflation
o La gestion des réserves de change
Tout dépend du régime de change choisi par l’Etat. En cas de régime de flottement, les BC n’interviendront pas. Par contre s’il s’agit d’un régime de change fixe ou fixe mais ajustable, l’intervention de la BC est de rigueur pour garder le cours à sa parité (taux de change unique convenu avec l’Etat partenaire) ou pour garder le taux variable à l’intérieur du tunnel convenu è en assurant cette mission, la BC participe à la stabilisation des relations extérieures du pays, tant en ce qui concerne les flux réels (effets du change sur les prix) que financier (attractivité des placements et investissements)
En cas de régime flottant les avoirs de réserves se constituent ou se dépensent de la même façon mais entre les mains privées. La banque centrale est tenue de vendre acheter la devise concernée par l’accord de change se lisant sous deux angles : les excédents doivent être sécurisés et valorisés, les déficits doivent être financés.
La responsabilité de la politique de change de la zone EURO revient au Conseil des ministres de l’Economie et des Finances des Etats membres de l’Union Européenne, cette charge étant toutefois préparée et partagée avec la BCE è la politique de change et la politique monétaire ont un objectif principal et commun : le maintien de la stabilité des prix à l’intérieur de la zone.
o L’action sur le refinancement des banques
La banque centrale intervient sur la trilogie consommation investissement épargne. Elle possède trois leviers d’action : l’effet d’annonce, les réserves obligatoires et le taux de refinancement.
Le taux de refinancement est le plus important, il permet à la BC d’intervenir sur le volume de création monétaire, c’est-à-dire le crédit consentis par les banques, ainsi elle agit sur le refinancement des banques directement en conditionnant l’approvisionnement des banques en monnaie centrale et de manière indirecte en leur imposant des contraintes réglementaire. Le refinancement des banques se réalise sur le marché monétaire, en fonction de l’état de liquidité, la banque centrale éponge les excédents de monnaie et inversement. Elle agit également sur le refinancement par la contrainte réglementaire des réserves obligatoires, dans ce cas les ressources bancaires les plus volatiles servent d’assiette au calcul des réserves obligatoires, c’est-à-dire des avoirs à maintenir sur le cpte des BC.
II / … mais qui reste difficile à appliquer
Contrôler le volume de monnaie en circulation a t’il pour but de lutter contre l’inflation ? De permettre une croissance régulière ? Ou de lutter contre le chômage ? Les priorités sont affaire de choix politiques (les libéraux mettent l’accent sur l’inflation tandis que les keynésiens avancent l’idée de croissance ou de lutte contre le chômage) Dans nos sociétés occidentales contemporaines, il y a un très grand consensus sur l’orientation à moyen terme de la politique monétaire, menée par une banque centrale indépendante vers la lutte contre l’inflation.
A La stratégie de la politique monétaire dans un contexte transformé
Pour comprendre les critères de sélection d’une stratégie de politique monétaire, il convient d’en distinguer les objectifs finals (il peut s’agir du plein emploi, la croissance, l’équilibre extérieur et la maîtrise de l’inflation è le traité de Maastricht a choisi un seul objectif final pour la BCE : la stabilité des prix) et intermédiaires (indicateurs fiables de l’évolution de l’objectif final, généralement de 3 types : les agrégats monétaires, le taux d’intérêt et le taux de change).
La politique monétaire s’inscrit dans un environnement qui s’est considérablement transformé : elle s’exerce maintenant dans un contexte marqué par la complexité et par un profond renouvellement des références théoriques marqué par le double apport du monétarisme et de l’école des anticipations rationnelles. Le traité de Maastricht stipule que le maintien de la stabilité des prix est l’objectif principal de la politique monétaire menée par le Conseil des gouverneurs de la BCE. Il donne ainsi à l’Eurosystème la responsabilité de lutter contre l’inflation dans la zone euro è les Etats signataires partagent en effet la conviction qu’une politique monétaire préservant la valeur interne de la monnaie apporte la meilleure contribution possible à l’amélioration des perspectives économique et à l’élévation du niveau de vie. [L’expérience a montré que la déflation, baisse générale et continue des prix, et l’inflation sont néfastes : Elles perturbent l’information contenue dans le système de prix et modifient la valeur réelle des contrats de l’épargne, accroisse l’incertitude et par conséquent nuisent à une allocation efficace des ressources et l’investissement et à la croissance]
B Des décisions monétaires restant limités
Le conseil des gouverneurs de la BCE a ainsi déterminé une stratégie afin de tenir compte des éléments précédents.
Une définition quantifiée de la stabilité des prix
La stabilité des prix est définie comme une progression annuelle de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) < 2 % dans la zone euro è objectif doit être maintenu à moyen terme ce qui permet de réagir de manière graduelle et mesurée à certaines perturbations économiques imprévue.
L’Eurosystème ne peut pas maîtriser directement les prix, le but est de pouvoir anticiper l’évolution qui pourrait constituer une menace pour la stabilité future des prix. Cette action d’analyse repose sur deux piliers :
o Analyse économique qui a pour but d’identifier les risques à court et à moyen terme pesant sur la stabilité des prix. Elle est fondée sur l’observation d’une large gamme de variables : indices de prix et de coût, cours de change, indicateur conjoncturel, informations politique budgétaire…
o Analyse monétaire qui apporte un élément de recoupement dans une perspective de moyen et de long terme, des indications à court terme ressortant de l’analyse économique. Elle prend en compte des indicateurs tels que l’agrégat monétaire large M3, ses composantes – des plus liquides comme M1 (billets et pièces, dépôts à vue …) au moins liquides (comme les dépôts d’épargne, les dépôts à terme les instruments négociables à court terme et ses contreparties tels les crédits aux entreprises)
Soutien aux politiques économiques générales
Le traité de Maastricht stipule que l’Eurosystème, sans préjudice de l’objectif de stabilité des prix, apporte son soutien aux politiques économiques générales dans l’Union en vue de contribuer à la réalisation d’objectifs tels que croissance, emploi, cohésion économique et sociale è en créant un environnement de stabilité, l’Eurosystème contribuera le mieux à la croissance et à l’emploi. Il arrive fréquemment que des actions nécessaires au maintien de la stabilité des prix servent d’autres objectifs tels que la stabilisation de l’activité économique et celle du secteur financier.
Conclusion :
Les banques centrales ont donc un rôle important dans la lutte contre l’inflation. Mais elles jouent aussi des rôles non monétaires comme la surveillance de règlement ou la solidité des établissements bancaires et du système bancaire en général.


anthony.moulin

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Date d'inscription : 20/11/2013

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