Question 50 année 2013

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Question 50 année 2013

Message par anthony.moulin le Mer 15 Jan - 20:03

Question 50
Question 50 Expliquez pourquoi la consommation et l’épargne constituent deux variables économiques clés
Attention deux nouvelles versions : l’une en download en bas de page et celle de florian dans les commentaires
Aujourd’hui, en comptabilité nationale, toute dépense pour un agent est une source de revenu pour un autre. La consommation et l’épargne sont des opérations de répartition qui émanent de la production nationale (Revenus de la nation = Consommation + Epargne). Elles sont analysées grâce aux soldes significatifs qui apportent de précieuses indications sur le fonctionnement et l’orientation de l’économie.
La consommation consiste en l’acquisition de biens et/ou services utilisés pour la satisfaction directe des besoins. Au regard de la comptabilité nationale, le concept est précis :
- La consommation des ménages est un acte de consommation finale (destruction).
- La consommation joue un rôle déterminant pour la croissance de l’économie an assurant des débouchés aux entreprises et en les incitants à investir.
La consommation des ménages représente 60 % du PIB français et 70% aux Etats-Unis. A ce titre la mesure de leur niveau fait l’objet de publications régulières tels que l’indice du morale des ménages, ou l’indice de confiance de l’université du Michigan.
L’épargne est la fraction des revenus d’un agent économique qui n’est pas consacrée à une consommation immédiate. En comptabilité nationale, l’épargne brute désigne la différence entre le revenu disponible brut et la consommation finale. En fonction de sa déstination, l’épargne permet aux entreprises de se financer :
- L’épargne courte qui est transformée par les banques en prêt moyen long terme.
- L’épargne longue qui s’oriente soit vers l’investissement immobilier soit vers des placements financiers.
Nous allons analyse les grandes fonctions de la consommation et les différences d’interprétations des différents économistes.
Puis , nous terminerons avec le rôle de l’épargne. Ce qui nous permettra d’aborder le rôle des banques dans ce processus.
I- La consommation comme vecteur de débouchés
La consommation est une des destinations du revenus. Son influence peut être analysée de différentes manières : au niveau micro économique ou macro économique, revenu courant ou revenus permanent, volume ou structure de la consommation.
Différents facteurs : l’inflation, le niveau des prix, la composition du patrimoine, la capacité d’endettement, les changements démographique, les politiques sociales.
A- Macro-économie
Au niveau macro économique, l’objectif est de connaître la part du revenu consacrée à la consommation.
Pour Keynes, le revenu courant est le principal déterminant de la consommation.
Son augmentation entraîne toutefois un accroissement proportionnellement plus faible de la consommation : la part du revenu consacrée à la consommation diminuant lorsque celui-ci progresse. Il se base sur :
La propension marginale à consommer : c’est la proportion de l’accroissement du revenu qui sera consacrée à l’augmentation de la consommation. C=cY+C0
La propension moyenne à consommer : la part du revenu consacrée à la consommation. C/Y=c= C0 /Y
Ensuite, l’analyse Keynessienne relie la consommation globale au revenu courant selon une fonction linéaire. Confrontation de la vision court terme de Keynes et long terme : Effet d’imitation et Effet cliquet.
B- Micro-économie
Au niveau micro, la question se pose en terme de maximisation de la statisfaction globale. Le revenu se pose comme la principale contrainte.
La théorie du revenu permanent conteste cette représentation et retient une conception plus stable du revenu issu des anticipations des agents (micro-économie).
Le libéral monétariste, Milton Friedman* précise que la consommation de l’agent ne dépend donc plus de son revenu courant mais de sa richesse définie comme l’ensemble des ressources dont il peut disposer pendant toute une vie.
Le revenu permanent est égal au flux de revenu constant dont la valeur actualisée est égale à la richesse de l’agent ou, selon ses termes, il s’agit de
« la somme qu’un consommateur peut consommer en maintenant la valeur constante de son capital ».
La théorie du cycle de vie des agents : macro-économie
stabilité de consommation durant toute leur vie.
jouer sur l’épargne pour lisser la consommation : en désépargnant pour assurer un certain niveau de consommation (grâce à l’emprunt) avant d’augmenter leur richesse durant leur période d’activité (épargne positive) pour enfin désépargner à nouveau à la fin de leur vie (utilisation de l’épargne constituée précédemment).
Enfin le lien entre revenu et consommation peut être appréhendé en structure, c’est-à-dire en observant la composition de la consommation. A la suite d’Engel, on peut ainsi distinguer des consommations qui augmentent plus vite, au même rythme, ou moins vite que le revenu.
* prix nobel 1976 l’analyse de la consommation, l’histoire monétaire et la démonstration de la complexité des politiques de stabilisation (fiche)
II- L’épargne comme source de financement
Epargner consiste à renoncer à une consommation immédiate au profit de satisfactions futures liées à des investissements ou à des consommations.
Un moteur de la croissance si elle est utilisée à financer des investissements productifs.
Les capacités de financement des ménages permettent en situation normale de financer les investissements des entreprises et des administrations publiques ; permettent d’améliorer les capacités productives.
Théories :
Les libéraux voient dans le soutien à l’épargne la condition de l’investissement.
Pour les néoclassiques, Epargne : offre de fonds prêtables, Investissement : une demande de fonds. S’équilibre sur les marchés financiers.
Keynes pense que l’épargne n’est pas un préalable à l’investissement mais qu’au contraire, l’investissement via le mécanisme du multiplicateur, crée l’épargne nécessaire à son financement. Cela nécessite une consommation suffisamment forte pour motiver les investissements.
chômage élevé : l’épargne ne doit pas être soutenue car elle se constitue au détriment de la consommation qui est à l’origine de la demande effective, donc de la production et de l’emploi. Pour faire face à l’incertitude sur leurs revenus, les agents constituent une épargne liquide de précaution.
La transformation de l’épargne :
Les motivations de l’épargnant : Sécurité / Rentabilité / Disponibilité
L’activité de transformation de l’épargne : les ménages et les entreprises ont des motivations opposées : consommation et investissement.
Etant donné que les ménages ont une capacité d’épargne. Les banques collectent l’épargne liquide (court terme) des ménages qu’elles transforment puis distribuent ces capitaux en prêt moyen long terme aux entreprises.
La capacité d’emprunt des ménages permet de pâlir l’insuffisance d’épargne avec la création monétaire.
Car s’il n’y a pas suffisament d’épargne idem pour l’investissement.
Ces prêts ou découverts sont inscrits comme des créances à l’actif du bilan et sont transformés en moyen de paiement sur le passif du bilan (cf dav,cat…).
Le taux d’intérêt est un des déterminants de l’investissement :
Pour les néoclassiques, l’épargne dépend positivement du taux d’intérêt, l’investissement en dépend négativement.
Variation taux d’intérêt permet l’ égalisation entre épargne et investissement, ainsi aucun déséquilibre donc croissance équilibrée. Taux d’intérêt fixé par la loi de l’offre et de la demande sur marché des fonds prêtables.
Pour Keynes, réguler les taux pour stimuler la demande, cf chômage élevé.
Taux d’intérêt fixé par les autorités monétaire pour réguler la quantité de monnaie
Cette réflexion, peut se baser sur le principe du multiplicateur d‘investissement qui se compose de l’investissement et de la consommation ce qui constitue la demande globale.
Conclusion :
En définitif, l’épargne et la consommation sont toutes les deux nécessaires à une croissance saine.
Pourquoi une variable : anticiper leur niveau
Les politiques ont la faculté d’orienter les décisions des ménages avec une relance par la consommation ou avec une incitation fiscale sur des placements financiers (par exemple FCPI/FCPR/FIP).
Pourquoi Economique clés
L’épargne est nécessaire au maintien des équilibres macro économique, favorise une croissance en limitant l’endettement donc non inflationniste.
La consommation est nécessaire pour créer des débouchés aux entreprises.
Aujourd’hui, nous sortons de 5 années de crise, charges à ces deux variables d’être orientées et optimisées pour relancer l’économie.
50
Sujet 50 V2
Dans ce contexte, les banques se doivent de répondre aux exigences de bâle 3 : les emplois longs correspondent aux ressources longues.
Réflexion complémentaire possible sur l’épargne pour amener la conclusion
CF sujet 47 de 2009 remis par thierry
- Répartition selon phases de développement du pays
=> Phase 1 : épargne négative et besoin de financement externe. Pays du tiers monde.
=> phase 2 : revenu augmente plus que la conso, augmentation de l’épargne. Rembt de la dette et peut investir lui-même. Les 4 dragons (1960-70), les Brics
=> phase 3 : progression du revenu ralentit mais moins que les capacités de financement. Investit et épargne (France / majorité de l’OCDE).
=> phase 4 : vieillissement de la population. Désépargne car moins de revenu (Japon).


anthony.moulin

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Date d'inscription : 20/11/2013

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