Sujet 21 Pourquoi peut-on affirmer que les entreprises bancaires sont en mutation permanente ? Illustrez

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Sujet 21 Pourquoi peut-on affirmer que les entreprises bancaires sont en mutation permanente ? Illustrez

Message par anthony.moulin le Mer 12 Fév - 21:10

Pourquoi peut-on affirmer que les entreprises bancaires sont en mutation permanente ? Illustrez


Le monde change, les habitudes des consommateurs évoluent, et les entreprises bancaires se doivent de s'adapter aux changements.
Les crises passées ont conduits aussi bien les consommateurs que les pouvoirs publics à revoir la confiance dans les établissements bancaires et à prendre des décisions.
Dans un premier temps, nous aborderons les différents métiers de la banque, puis dans une seconde partie, nous étudierons les évolutions réglementaires et commerciales.

1/ Définitions des différents piliers de la banque :

1. La banque de détail :

La banque de détail ou retail banking, est caractérisée par une forte récurrence des revenus et une utilisation moyenne des fonds propres. Elle s'appuie sur des réseaux commerciaux pour atteindre tout type de clientèle (domestique jusqu'à l’international, particuliers, entreprises, institutionnels).

Elle se compose historiquement d'agences physiques, et depuis quelques années nous constatons l'apparition d'agences virtuelles et de centre de relations clients (plateformes). La configuration des réseaux évolue constamment pour s'adapter aux évolutions technologiques et aux offres faîtes aux clients avec des services marketing très présents.

2. Les autres métiers de la banque :

La banque de financement et d'investissement (BFI) se caractérise par des revenus aléatoires et une utilisation moyenne des fonds propres. Elle est axée sur le conseil ayant trait aux opérations dites de haut de bilan (introduction en Bourse, émission de dette, fusion/acquisition)
On différencie parfois la banque d'investissement (investment banking) de la banque d'affaires (corporate banking) en attribuant à la première les activités de marchés et à la seconde celles de finance d'entreprise.

L'asset-management ou la banque de gestion d'actifs de titres dispose d'une forte récurrence des revenus et d'absence d'utilisation des fonds propres. Les principaux clients sont les entreprises d'assurances, les fonds de pension et de retraite, les banques centrales, et les grandes entreprises non financières.

De nouveaux métiers apparaissent : la bancassurance. Les banques ont développé l'assurance-vie proche de leur métier d'origine, mais également l'assurance-dommages (IARD, Santé, …) via des compagnies filiales.








2/ Les évolutions du contexte réglementaire et commercial :

1. Les normes prudentielles, et le poids des pouvoirs publics :

Le comité de Bâle créée en 1974 suite à la liquidation d'une banque allemande rassemble aujourd'hui les 27 gouverneurs des banques centrales de l'Union européenne.
Plusieurs accords ont été mis en œuvre depuis 1988 fixant notamment des exigences minimales de fonds propres aux banques.
Ainsi Bâle I instaura le ratio Cooke (Fonds propres / Engagements de crédit pondérés par le risque de contrepartie) présentant 2 contraintes : une exigence de fonds propres + quasi fonds propres de 8 % par rapport à l'ensemble engagements et une exigence de 4 % de fonds propres par rapport à l'ensemble des engagements.

Les recommandations de Bâle II s'appuient sur 3 piliers :
- pilier 1 : création du ration McDonough destiné à couvrir le risque de crédit, les risques de marché et le risque opérationnel en fixant une exigence minimale de fonds propres que devra respecter chaque banque (8%) ;
- pilier 2 : permet à une autorité de contrôle bancaire d'augmenter les exigences dans la mesure où le profil de risque le justifie ;
- pilier 3 : traite de la communication financière de la part des banques dans l'optique d'une discipline de marché accrue.

Enfin les accords de Bâle III publiés en décembre 2010, visent à améliorer la qualité des fonds propres (Tier One notamment).

De plus, les pouvoirs publics protègent davantage les consommateurs, et les médias les informent de plus en plus. Ainsi, la loi de séparation et de régulation des activités bancaires impose de nouvelles règles aux banques : tarifs limités, ...  

2. L'environnement économique et commercial :

Les modes de consommations évoluent : les clients sont de plus en plus exigeants, se déplacent moins facilement, disposent de nombreuses informations via internet et les médias.

De nouvelles technologies apparaissent, ainsi de nouveaux modes de distribution se créent comme les banques en ligne, les plateformes, … mais aussi des produits de plus en plus complexes demandant des efforts de formation du personnel toujours plus important.

Enfin, les clients exercent de plus en plus la concurrence entre établissements les obligeant à un devoir de veille et d’adaptation constante par rapport aux concurrents.


Nous pouvons donc constater que les banques se doivent de s’adapter à chaque instant aux changements tant réglementaires qu’économique et social en adaptant leur métier aux nouveaux besoins des clients.
Elles innovent sans cesse pour répondre aux attentes de leur clientèle et gagner des parts de marché.
La banque de détail dispose d’un réseau de proximité étoffé, celui-ci n’est-il pas appelé à être redimensionné ?

anthony.moulin

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Date d'inscription : 20/11/2013

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