Question n° 57 :L’innovation financière est-elle facteur de développement des marchés financiers ou facteur de risques ?

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Question n° 57 :L’innovation financière est-elle facteur de développement des marchés financiers ou facteur de risques ?

Message par haiba1976 le Mar 1 Avr - 22:36

Question n° 57 :
L’innovation financière est-elle facteur de développement des marchés financiers ou facteur de risques ?
Une mutation financière, dans les années 1970, venue des pays Anglo-Saxons bouleversa les systèmes financiers mondial. La fin des 30 glorieuses, de Bretton Woods, le choc pétrolier de 1973 ainsi que l’abolition de l’étalon dollars a marqué la fin d’une économie par endettement et le passage vers une économie de marché financier.
On assiste à des innovations financières, c’est-à-dire à la création et au développement de nouveaux types de valeurs mobilières adaptées aux besoins des emprunteurs.
Aujourd’hui, un débat sur le thème de ces innovations financières a lieu, notamment suite à la crise financière de 2008. Nous verrons que ces innovations sont facteur de développement des marchés financiers mais qu’elles sont aussi facteur de risques.
1ère partie : Innovations financières = facteur de développement des marchés financiers
L’innovation financière est la cause et la conséquence de 3 changements structurels majeurs :
Le développement de l’économie quantitative et de la gestion des bilans
L’essor des nouvelles technologies de l’information et des communications
La libéralisation (= déréglementation) de l’économie
Le principal objectif de l’innovation financière est le développement du crédit.
L’innovation permet :
Une meilleure diversification avec un éventail de produit plus large à disposition des agents : meilleure allocation des ressources au sein de chaque système financier national et entre les systèmes donc une meilleure liquidité des marchés
L’intégration croissante des marchés et apparition de nouveaux acteurs : diminution des coûts des transactions
Le progrès des technologies de communication : Meilleurs diffusion de l’information et une plus grande efficience des marchés
L’essor de produit dérives : les risques sont mieux répartis entre les agents qui désirent se couvrir et ceux qui désirent spéculer : incitation à la collecte et à la diffusion d’information.
Le partage des risques améliore le fonctionnement du système financier mais la complexité des nouveaux produits et leur opacité rend la gestion des risques difficile.
2 ème partie : Innovation financière = facteur de risques
Instabilité accrue du système financier : nécessité de mieux responsabiliser les institutions financières pour éviter les prises de risque excessives.
Manque de transparence dans les produits financiers qui amplifie la possibilité de risque systémique
Les liens entre l’activité économique et la sphère financière sont aujourd’hui de plus en plus étroit : la défaillance d’un segment entraîne des effets sur toute la chaîne
Résurgence du phénomène de bulles spéculatives comme la bulle spéculative sur les matières premières en 2010. L’augmentation de la spéculation via les marchés à terme a un effet déstabilisant lorsque certains agents ont une information incomplète.
Interconnexion des marchés financiers a favorisée le phénomène de contagion entre les places financières : crise financière de 2008 en est la preuve.
L’essor des marchés dérives va de pair avec une concentration des risques individuels : risque systémiques
Conclusion :
La mondialisation a été facilitée suite à la déréglementation, à la désintermédiation et au décloisonnement de l’activité bancaire. Aujourd’hui, une sphère financière globalisée existe au cœur de l’économie mondiale. Ce changement a été rapide et personne n’en avait mesuré les risques ou pris conscience des risques impliqués par cette métamorphose de notre développement économique. Il a fallu subir de nombreuses crises (subprimes, crise de confiance, crise des dettes souverains…) pour en prendre le réaliser et voir apparaître des réglementations de plus en plus drastique pour les banques et les établissements financiers. Ainsi, la nécessité d’un cadre réglementaire unique entre en vigueur : C’est l’objectif de Bâle III, de la séparation et de régulation des activités bancaires et de l’union bancaire. Cela sera-t-il suffisant ?

haiba1976

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Date d'inscription : 01/04/2014

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